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Frédéric Lubin Lebrère est décédé une première fois à l’âge de 23 ans, le 22 août 1914, sur un champ de bataille belge.
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Frédéric Lubin Lebrère est décédé une première fois à l’âge de 23 ans, le 22 août 1914, sur un champ de bataille belge. Mais ce grand nom du rugby français ne s’est réellement éteint que près de six décennies plus tard, le 7 juillet 1972 à Toulouse. Donné pour mort dans la fureur du début de la Première Guerre mondiale, le colosse né à Agen et passé par Montauban a réussi à survivre à ses terribles blessures. Fait prisonnier par les Allemands, Lubin, comme tout le monde l’appelait, a perdu pour toujours un œil, mais jamais la foi en son destin. Au lendemain du conflit, le vétéran mutilé a retrouvé le quinze de France et conquis trois Boucliers de Brennus avec son très cher Stade Toulousain, aussi dominateur que l’équipe d’Antoine Dupont et Thomas Ramos un siècle plus tard. Enfant du peuple dans une discipline alors surtout pratiquée par de jeunes gens bien nés, il s’est affirmé comme l’une des grandes vedettes du « sport-roi » des « Années folles ». Héros d’invraisemblables aventures, du « match des Borgnes » jusqu’à la finale brutale des Jeux olympiques de 1924 en passant par les pubs de Dublin en pleine guerre d’indépendance irlandaise, il a récupéré au passage un surnom pour le reste de sa vie : « Monsieur le Maire ». Amoureux éperdu du club Rouge et Noir, Lubin a défendu ses couleurs jusqu’à près de 40 ans. Entraîneur, dirigeant, arbitre, sa personnalité unique a marqué des générations de joueurs et de supporters. Tous les 11 novembre, sa voix profonde a aussi porté le souvenir de ses amis tombés lors de la Grande Guerre. Ce livre ressuscite un homme au destin incroyable et toute une galerie de personnages hors normes : le terrible Jean Sebedio, l’intraitable Philippe Struxiano, le lévrier basque Adolphe Jauréguy... Mais aussi toute une époque où le rugby ne ressemblait que de très loin à l’ovalie d’aujourd’hui, même s’il faisait déjà lever les foules.
| Référence : | 2269 |
| Nombre de pages : | 142 |
| Format : | 16x24 cm |
| Reliure : | Broché |
| Rôle | |
|---|---|
| Stival Nicolas | Auteur |
Chapitre I. 22 août 1914 : le jour où Lubin est mort une première fois
I.1 11 heures
I.2 13 heures
I.3 15 heures
I.4 17 heures
Chapitre II. D’Agen au quinze de France (1891-1914)
II.1 Rugby et épicerie, les origines modestes d’une légende
Des débuts « en sandales »
Quels prénoms ? Quel nom ?
Des « denrées coloniales » à revendre
Le rugby à la conquête du Sud-Ouest
Brennus l’incontournable
La Nouvelle-Zélande et Bergerac attirent les foules
Armandie ou Armandi ?
Un prolétaire chez les bourgeois
Premiers contacts avec le Stade Toulousain
Chasse à l’arbitre dans les rues d’Agen
Un joli tour de passe-passe
Un baisser de rideau face à des Anglais
II. 2 Lubin prend du galon à Montauban
Le cuir et l’épée
La ferveur de Sapiac
Beaucoup de matchs, mais peu en championnat
L’âge d’or de la presse
II. 3 Fausses pistes et vraie arrivée au Stade Toulousain
La rumeur d’un retour au bercail
Rugby amateur, rugby hypocrite ?
Le TOEC contre-attaque
Le Stade Toulousain, enfant bien né
La « Vierge rouge » a pâli
Un rugby des âges (très) farouches
II.4 Le baptême en Bleu avant l’hécatombe
Qui es-tu, mystérieuse « Sportswoman » ?
Le deuxième ligne devient aussi pilier
Lubin préfère donner que recevoir
Le Sud-Ouest a chassé Paris
Sélection, mode d’emploi
Bienvenue dans une équipe qui perd
Des débuts gelés et mitigés
Une anecdote trop belle pour être vraie ?
Chapitre III. Des prisons allemandes au mythe de Dublin (1914-1920)
III.1 La drôle de guerre de Lubin
Entre six et dix-sept balles « dans les fesses »
L’humour contre l’horreur
Une longue, très longue captivité
« Tous les malades sont très contents »
Pas assez de pain quotidien
L’hécatombe, d’entrée
Le camp de Meschede, après Giessen et Darmstadt
L’espérance ? Quelle espérance ?
En convalescence à Lyon
III.2 1919, une année bien remplie
Une forme vite revenue
Remplaçant en équipe de France
Le temps du souvenir
Bienvenue au service des eaux !
Et maintenant, le mariage
III.3 Comment joue-t-on au rugby avec un seul œil ?
Des lunettes qui changent tout
« Beaucoup plus de risques à l’époque »
III.4 Le « match des Borgnes »
Treize des trente acteurs de 1913 sont morts au combat
Laing et Hume, bon pied, bon œil
Lubin, encore et toujours pilier en Bleu
(Très) long voyage et bonne bouffe
Les Anglais ont eu chaud
III.5 Une inoubliable balade irlandaise
Struxiano frustré, la France dégoûtée
Colonies de vacances et guerre civile
Lubin enfin victorieux en Bleu
Prison ou pas prison ?
Bienvenue au petit Lubin Cambre
Chapitre IV. Les plus belles années (1920-1924)
IV. 1 De la conquête de l’Amérique au pari perdu
Honneurs militaires et civils
Pour le XV de France, c’est l’Amérique !
Le rugby prend son indépendance et son envol
Un bras en moins contre l’Écosse
Fin de série en Bleu
Le désarroi de Lebrère et du « pseudo-Lubin »
IV.2 En route vers la consécration
Les mots de Struxiano pour Lubin
Enfin à son vrai poste en équipe de France
La naissance d’un « lion toulousain »
Fatals Gallois
IV.3 Les Trois Glorieuses
IV.3.1 Enfin sacré !
Vrai et faux Messieurs les maires
Un « labeur extraordinaire » en finale
IV.3.2 Le doublé du doyen
Un essai de trois-quarts contre Bègles
Vedette du banquet final
IV.3.3 La passe de trois sur un air de revanche
Pas de trêve de Noël
Sept hommes pour un triplé
IV.4 Le retour en Bleu, deux ans après
« Bravo, sympathique Lubin »
Un « Lasserre-gate »
Lubin aux Jeux olympiques
Les néophytes donnent la leçon
Lubin se prend pour Georges Carpentier
IV.5 L’escrime, noble passion aux origines mystérieuses
Doué à l’épée et au fleuret
L’escrime l’été, le rugby le reste du temps
Chapitre V. La retraite ? Quelle retraite ? (1925-1930)
V.1 Une dernière saison au très haut niveau
Une der en Bleu frustrante
Lubin privé de dessert néo-zélandais
« International ? Un souvenir très doux »
Sebedio barre la route vers un quadruplé
V.2 « Bravo et merci Lubin ! »
Un petit bout du Bouclier de Brennus 1927
La dernière tournée du « Boulanger »
V.3 Une vedette incontournable des « Années folles »
Nul n’est prophète en son pays
Intarissable Jauréguy
« Monsieur le Maire » est-il né à Édimbourg ?
Et maintenant, le cinéma
Chapitre VI. Une après-carrière en trois dimensions (1930-1950)
VI.1 Un dirigeant fidèle dans un rugby en crise
Une belle voiture volée, puis retrouvée
L’idole des jeunes
SOS rugby
Le rugby à treize, cauchemar du quinze et de Lubin
Les souvenirs d’un centenaire
VI.2 Un arbitre à la consécration (très) tardive
Un premier examen raté
Joueur et arbitre dans le même match !
Diplômé à près de 43 ans
VI.3 La voix des morts devant l’Héraklès
Au nom des absents
Le souvenir de Jean Fabre
Chapitre VII. Au travail et aux Ponts-Jumeaux jusqu’au bout (1950-1972)
VII.1 Le « Vicomte de la Brique »
Un second mariage dès 1952
Un besoin de tuiles ? Une envie de briques ? Appelez Lubin
Un commercial très efficace
VII.2 Un colosse à la santé défaillante
Mon beau-frère ce héros
De graves problèmes cardiaques (entre autres)
Le Stade se relève, Lubin jubile
VII.3 L’hommage écossais à une légende
« Porte-drapeau » et héros d’une publicité écossaise
Bibliographie
Remerciements